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Originaire d'Amérique
tropicale, le calebassier a été introduit dans
tous les pays tropicaux. Dans la Caraïbe, il est cultivé
pour son fruit. On le rencontre cependant à l'état
subspontanée en région sèche. Il pousse
sur tous les types de sols, mais préfère les zones
à basse altitude. La multiplication se fait parfois par
graines mais essentiellement par boutures de tiges. L'arbre
fleurit et fructifie toute l'année, surtout de Mars à
Juillet.
Les feuilles : Entières,
oblogues, plus larges au dessus du centre. Chute des feuilles
pendant la saison sèche d'Octobre à Avril.
Les fleurs
: Campanulées larges, violet-marron,
sur les branches ou se développant directement sur les
troncs jeunes. Elles ne fleurissent qu'une seule nuit, leur
parfum rappelle le camphre et l'huile de moutarde ; elles sont
pollinisées par les chauves-souris.
Le fruit : Baie globuleuse
ou ellipsoïde de 10 à 35 cm de diamètre au
péricarpe ligneux contenant une abondante pulpe qui renferme
des graines ovales et aplaties |
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Mesurant de 3 à 8 m,
le calebassier possède un tronc court avec des branches
étalés qui portent des feuilles fortement nervurées,
spatulées ou oblancéolées, aiguës,
obtuses ou arrondies au sommet.
Le genre comprend cinq espèces poussant dans les tropiques
du nouveau monde jusqu'en floride.
Habitat : Amérique
Centrale tropicale, où il y est connu sous les noms
de "Gira" et de "Maraca"
et est souvent planté en raison de ses fruits.
Famille : Bignoniaceae.
Principaux noms aux Antilles.
AntillesFrançaises
: Calebasse. Cuba :Calabasa. Dominique
: Kalabash, Kalbas.
Guatemala : Morro. Haïti : Kalbas.
République Dominicaine : Higuero. Venezuela
: Camasa. Trinidad : Round calebash.
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- Les
principaux usages du calebassier nous ont été
transmis par les indiens Caraïbes. A partir des fruits,
ils élaboraient des récipients (kwi) dont
la destination finale déterminaient le nom.
- En Guadeloupe
le terme (coui) désigne le récipient réalisé
à partir d'une demie calebasse
qu'utilisent les ménagères dans leur cuisine et
les pécheurs pour écoper l'eau de leurs gommiers.
La "lita" contenait la viande et le piment,
la "rita", qui contenait l'eau et le vin, la
"taba" plus petite et en forme de coeur, les boissons,
la "comori" servait au transport du vin (Anonyme
de Carpentras, 1619). |
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- Plus
récemment, les Caraibes de la Dominique employaient la
pulpe de la calebasse contre les refroidissements(Hodge et Taylor).
Ils la considéraient comme purgative voire abortive.
Elle entrait dans la composition d'un cataplasme contre les
maladies de la peau. Aux 17 et 18 ème siecle, Dutertre
et Labat mentionnent la pulpe de calebasse comme souveraine
contre les brûlures et les maux de tête.
- Pour Descourtilz (1827), c'est un remède
contre les maladies de poitrine, les coliques et les diarrhées
chroniques. Cabre, début du siècle, la
conseille en usage externe contre les coups de soleil, les "crabes"
(crevasses de la plantes des pieds), les contusions et les blessures.
Tardo-Dino mentionne la Calebasse en tant aphrodisiaque
réputé.
- Actuellement, dans les Antilles Françaises,
c'est surtout un remède contre la "blesse"
(pulpe et décoction des feuilles). On la signale également
contre les affections gastro-intestinales (malboudin).
La pulpe est appliquée en cataplasme sur les contusions
et les entorses. En Haïti
et à Sainte Lucie, la macération de la pulpe est
conseillée contre urétrites. En République
Dominicaine, le jus des feuilles, tiédi, est
employé contre les douleurs auriculaires. A Porto
Rico, les feuilles écrasées sont appliquées
localement comme antihémorragique. La pulpe de fruit
y est considérée pectorale et laxative alors qu'au
Nicaragua elle est utilisée
contre les affections respiratoires et la fièvre.
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La pulpe du fruit a cependant une action cancérigène
de type leucémie-lymphome et son indigestion est succeptible
de provoquer des diarrhées sévères.
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Emplois
recommandés :
Anti-inflammatoire
Boire une tasse , trois fois par jour, de l'infusion des feuilles
à 30 g/litre
Troubles cutanés superficiels
Appliquer localement la pulpe du fruit ou le jus des feuilles
fraîches écrasées sur la contusions, coups
de soleil, abcès, etc.
Douleurs auriculaires
Avec les précautions d'usage, utiliser le jus de la feuille
en instillations auriculaires
Précautions d'emploi
Du fait de la toxicité démontrée de la
pulpe du fruit, sont usage est déconseillé par
voie interne.
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